le pancréas artificiel

Publié le par catlove

Pour l'instant, les patients diabétiques de type 1 - au moins 160.000 en France - doivent contrôler plusieurs fois par jour leur taux de sucre dans le sang (glycémie) en se piquant le bout du doigt, lire ensuite le résultat sur un petit lecteur électronique et enfin s'auto-injecter la dose d'insuline nécessaire pour rétablir un taux normal de glycémie. Une procédure contraignante mais incontournable, car la glycémie est su­jette à de nombreuses variations en fonction de l'alimentation, du stress ou de l'activité physique. Toute la difficulté consiste à ne pas laisser grimper le taux de sucre, mais aussi à ne pas le faire baisser trop bas, en raison d'un risque de malaise hypoglycémique. «L'objectif numéro 1, souligne le Pr Renard, est de valider le dispositif pour la nuit, car c'est surtout le risque d'hypoglycémie nocturne qui est angoissant pour les patients.» Mais l'expérience réalisée simultanément à Montpellier et à Padoue (Italie) montre aussi que l'espoir d'un système semi-automatique utilisable dans la journée est à portée de main.

En quoi consiste le pancréas artificiel autonome testé à Montpellier ? «Nous avons utilisé des dispositifs qui sont déjà commercialisés: un capteur qui se présente comme un petit cheveu glissé sous la peau et une pompe à insuline portable avec un petit tube fixé sous la peau pour permettre l'administration d'insuline, détaille le Pr Renard. L'originalité est d'avoir installé un mini-ordinateur dans un boîtier de smartphone pour gérer le système.» C'est là où se décide, en fonction des mesures fournies par le capteur, la dose d'insuline que la pompe doit libérer dans l'organisme. Le logiciel est même capable, par exemple en cas de prédiction de chute du taux de sucre, d'interrompre le flux d'insuline pendant le sommeil du malade, voire, si besoin, d'émettre un bip sonore pour le réveiller.

N'est-ce pas un peu angoissant de confier ainsi son sommeil à une machine ? «Au contraire, répond le Pr Renard, notre patient n'a jamais aussi bien dormi ! Bien sûr, il faut faire confiance à la technologie, mais c'est de toute façon plus rassurant que de ne rien savoir des glycémies nocturnes.» Même si le spécialiste n'envisage pas la disponibilité du système «au mieux avant cinq ans», l'idée d'un pancréas artificiel autonome vient en tout cas de franchir une étape décisive.

 

                                     Des bonnes études pour ton futur papa , accroche toi.fin 122010 018

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