N'écoutez pas toujours le chant des sirènes

Publié le par catlove

il n'est pas toujours aussi bon que ce que l'on croit!!!!d'écouter le chant des sirènes , enfin plus simplement ses pulsions:

AYONS le courage de quitter la scène avant la fin de la représentation...

  

 l'histoire à travers les époques de nos sirènes

-phthoggosdésigne le cri, c'est un son pur, il porte en lui l'innarticulé, il est associé à la mort. On le rapproche au pleur du bébé qui appel sa mère dans lequel on peut ressentir une forme d'urgence, d'impératif qui l'oblige à venir à lui.

-Op's : fait référence à la voix parlée, la voix douce, harmonieuse voire chantée qui tend à la séduction. On le compare en cela à la voix "enchanterresse" spécifique à la mère qui s'adresse à son enfant sur un air chantant, lentement en détachant les mots. Cette voix particulière a "le pouvoir" de provoquer une vive attention du bébé à en juger par le regard attentif qu'il adopte,ses gesticulations puis son sourir. Elle est la voix à suivre.

-Aoïde : Au contraire des deux précédents ce terme s'applique plus au contenu qu'à la sonnorité du chant des sirènes : il est le savoir promis, la transmission symbolique. Il serait plus précisément lié au Nom et à l'Origine, il en résulterait, pour le bébé par exemple, grâce au savoir et surtout à la verbalisation de ce savoir, la possibilité de la subjectivation puis, plus tard ,de se nommer, de dire "Je". Ce "Je" qui apparaît non pas pour se différencier de l'Autre, mais parce que l'Autre nous différencit de lui. La sirène serait-elle capable plus que quiconque de nous dire qui nous sommes? En tout cas se n'est qu'après leur rencontre qu'Ulysse, dans "l'Odyssé" d'Homer, devient le narrateur de son périple et retrouve le chemin vers Itaque, sa ville natale.

Ulysse fit en effet couler de la cire dans les oreilles de ses marins pour qu'ils ne puissent pas entendre les sirènes tandis que lui-même se faisait attacher au mât du navire pour pouvoir jouir de leur chant sans se précipiter vers elles malgré la tentation. Suite à cela, les sirènes se seraient suicidées de dépit en se jetant dans la mer du haut de leur rocher

.
Selon les Grecs, les sirènes vivaient sur une ou plusieurs petites îles vertes situées à l'ouest de la sicile., particulièrement redoutables à l’heure de la sieste, par temps calme.

 

 

 



Dans le conte d'Andersen "la Petite Sirène", celle-ci, pour l'amour d'un prince, accepte de perdre sa queue de poisson au prix de milles souffrances afin d'avoir des jambes. Cette métamorphose et surtout ses sacrifices symbolisent en quelque sorte le prix à payer par la condition humaine pour transformer son animalité primitive et accéder ainsi à la pleine existence : sortir de la grande mer de l'Inconscient, pour tenir les pieds sur terre en gardant la tête tournée vers les cieux. 


Dès l'antiquité le débat fut vif concernant la localisation des épisodes homériques.

Publié dans reflexions du moment

Commenter cet article